L’autre jour, mon pote Nico me dit : “Ça pourrait intéresser tes lecteurs de connaître la différence qu’il y a entre une erreur et un échec”.

Quelle bonne idée !

On entend souvent dire qu’il faut faire des erreurs et échouer souvent avant de connaître la réussite.

Mais qu’est-ce que ça veut dire en fait ?

A la fin de cet article, vous aurez ma vision de la chose !

Une erreur, c’est quoi ?

Tes erreurs devraient être ta motivation et non tes excuses.

L’erreur fait partie intégrante du processus de la réussite et de l’apprentissage car c’est une première tentative de quelque chose qu’on n’a jamais fait.

Et nous avons tous fait des erreurs. Nous en faisons souvent d’ailleurs et c’est tant mieux !

Le droit à l’erreur est important à l’école comme dans l’entreprise et, plus généralement, dans la vie.

Il doit être encouragé et excusé sinon il fait peur.

La peur paralyse l’esprit d’initiative et alors on ne tente plus rien.

Et ne rien essayer, c’est ne plus apprendre, ne plus progresser.

Une erreur n’est donc qu’un essai qui n’a pas été concluant.

Rien de grave en soi, c’est avant tout l’étape d’apprentissage nécessaire qui rapproche de la réussite.

Et un échec ?

Trop souvent relié à la notion de défaite, c’est un manque de réussite, un insuccès.

Ce que Thomas Edison, inventeur de l’ampoule électrique, décrit très bien en disant :

Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas.

Comme vous venez de le voir, l’erreur fait partie de l’apprentissage, les échecs aussi.

L’échec apparaît à la suite d’une ou de plusieurs erreurs.

Ce qui est différent de la notion de connerie.

Là où l’échec est une succession de tentatives, la connerie constitue le fait de répéter les mêmes erreurs.

Par conséquent, faire une connerie, c’est soit commettre une erreur volontaire, soit la preuve qu’on n’a rien appris.

De l’échec à la réussite

La culture anglo-saxonne est beaucoup plus ouverte à l’idée de l’échec que la nôtre.

Depuis notre plus jeune âge, on nous apprend à réussir et à éviter l’échec.

C’est vrai à l’école, au travail, dans la vie en général et particulièrement dans l’entrepreneuriat.

Si vous ne tentez pas, vous n’échouerez pas c’est sûr mais surtout, vous ne réussirez pas ou alors avec beaucoup de chance.

Winston Churchill disait :

Le succès c’est être capable d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.

Aussi, la meilleure chose que je puisse vous souhaiter, c’est de connaître l’échec.

Sans lui, il est rare de trouver le succès !

Les sources de paralysie face à l’échec

La peur de faire mal, la peur du regard des autres ou la peur du ridicule, ce sont autant de paralysies qui nous empêche d’essayer.

“J’ai peur de décevoir (ou de me décevoir)”, “je vais me ridiculiser”, “on ne me le pardonnera pas”, “je préfère ne rien tenter que d’échouer”, il y a beaucoup de craintes à tenter des choses. C’est ce que vous avez pu lire dans l’article “Comment vaincre ses peurs“.

Mais que risquez-vous vraiment à tenter, à favoriser un échec au fond ?

Franchement, si vous voulez mon avis, vous risquez beaucoup plus à ne rien faire !

Vous risquez la déception et les remords. Mieux vaut regretter d’avoir essayé que d’avoir des remords de ne rien avoir tenté.

Inspirez-vous de Ryan Grepper, inventeur de la glacière Coolest, et voyez comment il a su tirer profit de son échec pour rebondir et connaître le succès, et quel succès ! J’en parle dans mon article “Pourquoi utiliser le Crowdfunding“.

Pour conclure

La vie est née d’une erreur ou plutôt d’erreurs successives !

Depuis des millions d’années, voire des milliards d’ailleurs, tout n’est fait que d’erreurs.

Darwin l’a bien compris avec sa théorie sur l’évolution.

A votre tour, devenez un produit de l’évolution entrepreneuriale, faites des erreurs.

“Fail fast, fail often”, “Test and learn” ou “Apprendre de ses échecs”, autant d’expression que je vous encourage à avoir en tête.

La réussite sans échec, c’est comme lancer une roulette 1 seule fois et avoir tout misé dessus.

Il n’y a aucun apprentissage de la réussite sans erreurs et donc sans échecs.

Un livre pour vous inspirer ?

J.K. Rowling, l’auteur de Harry Potter, a prononcé en 2008 un discours intitulé “Les bienfaits de l’échec et l’importance de l’imagination” lors de la réunion annuelle de l’Association des anciens élèves de Harvard.

Son livre “Very Good Lives: The Fringe Benefits of Failure and the Importance of Imagination” a été écrit à la suite.