À tout hasard, vous est-il déjà arrivé de vous sentir dans un état de motivation tel que vous pourriez soulever des montagnes ?

C’est le type d’état que vous atteignez lorsque vous entreprenez.

Idem, vous est-il déjà arrivé, une fois au sommet de votre montagne, d’en redescendre à la vitesse d’une avalanche ?

C’est aussi ce qui arrive suite à des critiques sur votre projet ou à des doutes que vous générez vous-même.

Tout le monde n’est pas un super-héros comme le scientifique en situation de survie du film “Seul sur Mars” (que je vous conseille de regarder si ce n’est déjà fait), incarné par Matt Damon, mais tout le monde peut agir comme il l’a fait, de façon méthodique.

Alors comment peut-on s’améliorer pour amoindrir ce “yoyo émotionnel” et gagner en confiance pour avancer et réaliser ses objectifs dans la durée ?

 

Qu’est-ce que le doute ?

J’aime bien commencer par introduire une notion en me basant sur des références et particulièrement en citant celles de Wikipédia parce que chaque année je soutiens financièrement ce projet :)

La définition de Wikipédia est :

Le doute est une interrogation. Il peut être le pressentiment, l’impression d’une réalité différente. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable.

Pourquoi doute-t-on ? Par peur de ne pas arriver à nos fins, rien de plus.

Nos doutes nous assaillent et nous font échouer. Nous manquons le but que nous pourrions atteindre par crainte seulement de ne pas les atteindre – William Shakespeare

Il est donc nécessaire de ne pas douter. Pour cela, il faut développer la confiance en soi et mettre en place un mécanisme de protection des critiques pour rester concentrer sur l’oeuvre que l’on veut réaliser.

Les railleries, les critiques, les jalousies, les peurs des autres sont autant de facteurs négatifs qui nous font douter.

Pour ne pas les subir, être freiné par elles, forgez-vous un mental d’acier, ayez une hygiène de vie irréprochable et croyez en ce que vous entreprenez.

Mettez en place un cadre pour vous y aider :

  • Entourez-vous des “bonnes” personnes, celles qui vous donnerons de l’énergie et qui seront bienveillantes avec vous (attention être bien veillant ne veut pas dire vous dire ce que vous voulez entendre mais plutôt avoir une capacité d’entrer en empathie avec vous pour vous aider à avancer),
  • Faites un planning de votre vie avec des temps de travail et des temps de loisir (votre équilibre en dépend),
  • Identifiez vos forces et vos faiblesses pour prendre conscience de ce que vous devez augmenter et de ce que vous devez travailler pour devenir meilleur,
  • Tracez votre trajectoire, vos objectifs à atteindre et positionnez-les dans le temps (cela vous permettra de voir votre progression).

 

La chance n’existe pas, le travail est la clé

Je me base sur l’article Linkedin de Manuel Diaz pour ce paragraphe.

La question à se poser est simple :

À quoi suis-je prêt à renoncer pour mon projet ?

Être entrepreneur, c’est être maître de sa vie.

Tel un sportif de haut niveau, l’entrepreneur vit chaque instant pour transformer ses objectifs en succès.

Tel un sportif de haut niveau, l’entrepreneur se prépare mentalement et physiquement, tout au long de sa vie pour affronter les challenges et les réussir.

Pour compléter, je vous invite à regarder cette excellente vidéo Youtube de Philippe Gabilliet, professeur à ESCP Europe. Il y explique pourquoi la chance n’est pas due au hasard mais qu’il s’agit d’une compétence qui se travaille.

 

Comprendre la “vallée du deuil”

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de notion d’accompagnement au changement ?

Dans cette discipline, l’outil phare s’appelle la “vallée du deuil”, “courbe du deuil” ou encore “vallée du désespoir”.

Cet outil comporte 2 parties : à gauche, une phase descendante et à droite, une phase montante.

Le graphique suivant vous montre à quoi ça ressemble :

 

La vallée du deuil

 

La “vallée du deuil” représente l’ensemble des étapes par lesquelles un être humain passe suite à la découverte d’une information qui va provoquer un changement profond dans ses habitudes, croyances, travail, vie, etc.

Le but est d’identifier les différents états par lesquels le sujet va passer pour accompagner le changement.

Grossièrement, on part d’un état initial (tout est comme d’habitude), on apprend une nouvelle qui est difficile à accepter (ex : votre projet n’est pas jugé aussi génial que vous ne le croyez).

La réaction “normale” est de ne pas vouloir y croire (déni) puis d’être en colère (contre les autres, contre vous même “je suis trop bête de ne pas y avoir pensé”).

Puis, la peur apparaît (“et si je ne pouvais pas atteindre mon but”, “et si…”, “et si…”, c’est le pensouillard qui s’active – cf la vidéo de Serge Marquis) et vous attriste (prise de conscience).

Ensuite, après un laps de temps plus ou moins long, vous finissez par accepter l’idée, le nouvel état.

Cette acceptation vous mène au pardon ou à la reconnaissance du problème, ce qui vous laisse entrevoir un renouveau (une nouvelle félicité, la perspective de nouveaux apprentissages) et vous rebondissez pour atteindre la sérénité.

Ce sont ces différentes étapes que vous ressentez lorsque quelque chose ne se passe pas “comme prévu”.

En avoir conscience est un bon début pour pouvoir changer et, c’est l’objet de cet article, rester motiver :)

 

Alors, comment rester motiver ?

Croyez en vous-même et en la valeur de votre projet.

Comprenez qu’aucun plan ne se déroule comme prévu et c’est normal !

Comprenez que rien n’a lieu par hasard et que la “chance” s’apprend.

Prenez conscience que vous pouvez échouer mais que le travail est votre meilleur allié pour réussir.

Trouvez l’énergie et les ressources nécessaires pour pouvoir avancer à un rythme soutenable pour ne pas vous épuiser et finir par voir tout en noir.

Ne restez jamais seul avec vos doutes, parlez-en autour de vous pour (1) trouver des ressources et (2) purger vos émotions.

Vous connaissez “l’effet Sawyer” ? C’est tiré de la fiction “Les aventures de Tom Sawyer” de Mark Twain, écrivain américain du 19ème siècle. Le principe est de se dire que la récompense transforme le travail en jeu et inversement. Pour trouver de l’aide, rien de mieux que de convaincre vos amis de venir s’amuser avec vous.

Faites du sport et des activités plaisantes qui vous permettent de vous évader, de vider un peu de pression.

Sans cela, vous risqueriez assurément de vous surmener et de finir par “péter un plomb” et tout abandonner.

Ce n’est pas parce que les critiques fusent que votre projet n’est pas viable. Par contre, il le serait si vous n’arriviez pas à les entendre et à en tenir compte.

Je vous recommande la lecture de Daniel H. Pink “La vérité sur ce qui nous motive“. C’est un excellent ouvrage pour comprendre la motivation, la vraie. Ce qu’il appelle la “motivation intrinsèque”.

Entreprendre n’est pas une chose facile mais c’est une magnifique aventure pleine de hauts et de bas.

Vous devez le savoir et l’accepter parce qu’au bout du chemin, si vous tenez bon, c’est la naissance de votre projet qui sera votre plus belle récompense.