Les startups et les entrepreneurs ont le vent en poupe, tout le monde en parle et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre :)

Cependant, aujourd’hui, je me suis donné pour mission de rétablir un équilibre !

Je vais vous parler des intrapreneurs : les entrepreneurs internes aux organisations.

 

D’où vient le terme “intrapreneur” ?

C’est à Gifford et Elizabeth Pinchot que revient officiellement le terme d’intrapreneur, terme apparut en 1978 dans leur article co-écrit intitulé “Intra-Corporate Entrepreneurship”. En 1985, Gifford écrira le premier livre dédié à l’intrapreneuriat et intitulé “Intrapreneuring: Why You Don’t Have to Leave the Corporation to Become an Entrepreneur”.

En 1985, Steve Jobs rendra le terme encore plus populaire lorsqu’il expliquera dans un article de Newsweek que “l’équipe Macintosh fut ce que l’on appelle communément l’intrapreneuriat… un groupe de personnes qui par essence retourne au garage mais dans une grande entreprise”. Pour bénéficier de la version originale, rendez-vous ici :)

 

Qui sont les intrapreneurs ?

Ce sont à la fois des personnes qui sont salariées et indépendantes dans leurs modes de fonctionnement et de pensée. Elles portent en elle l’envie d’entreprendre au sein même de leur société.

Ces salariés sont différents des “hauts potentiels” (mais peuvent en faire partie) qui sont généralement révélés dans les organisations pour prendre de plus en plus de responsabilités et devenir les managers demain.

L’intrapreneur est le membre d’une grande entreprise qui, en accord avec elle et tout en restant salarié de son entreprise, possède un projet viable intéressant l’entreprise et qu’il peut réaliser en son sein. Il est celui qui transforme une idée en activité rentable au sein d’une organisation.

Advencia, Avril 2008

Les intrapreneurs ont une capacité à l’adaptation et à l’acceptation de l’incertitude qui dépasse largement la moyenne. Ils souhaitent bouger les lignes, fédérer les énergies pour servir une vision et apporter de nouvelles sources de valeur pour leurs entreprises.

 

Intraprendre, c’est entreprendre en interne

Les champs pour intraprendre sont nombreux et ne se limitent pas uniquement à la création de nouvelles entreprises pour le compte de son organisation. 

Par exemple, et sans être exhaustif, il peut s’agir d’expérimenter de nouvelles méthodes, de créativité et d’innovation, d’amélioration de processus ou encore de création de nouveaux produits ou services.

Plus que tout, ce qui prime, c’est la prise d’initiative, l’envie de créer ou d’améliorer. L’état d’esprit de l’intrapreneur est le même que celui de l’entrepreneur : il veut agir pour changer le cours des choses, résoudre un problème ou créer quelque chose de nouveau.

L’entrepreneuriat et l’intrapreneuriat sont donc 2 cousins proches. Ces domaines se différencient principalement par le niveau de prise de risque (plus risqué pour le premier) et par une liberté d’action plus encadrée pour le second puisqu’il existe un poids structurel à prendre en compte.

 

Quels bénéfices en retirent les entreprises ?

Favoriser l’esprit d’entreprise dans les organisations, c’est se donner la chance d’en retirer de nombreux bénéfices.

Les intrapreneurs représentent une formidable opportunité pour trouver de nouvelles sources d’innovation dans les entreprises.

Dans l’organisation, cela encourage l’ensemble des salariés à adopter de nouveaux comportements comme :

  • la prise d’initiative,
  • la remise en cause du statu quo, 
  • les postures/attitudes changent,
  • la parole se libère et devient plus constructive,
  • le droit à l’erreur intègre la culture de l’entreprise.

D’un point de vue RH, mettre en place un programme d’intrapreneuriat permet de re dynamiser le collectif (cela redonne de la motivation et resserre les équipes) et de redorer la marque employeur.

Enfin, d’un point de vue économique, l’intrapreneuriat permet l’exploration et la découverte de nouveaux marchés ou la réduction des coûts par l’amélioration des méthodes, des pratiques, des processus.

Autant de leviers et d’avantages qu’il serait dommage de louper !

 

Le cas Nespresso

Je me réfère à l’excellent article “Intrapreneuriat innovant de rupture: L’effectuation, c’est pour les grandes entreprises aussi” de Philippe Silberzahn pour vous parler de Nespresso, exemple notoire de la puissance du modèle intrapreneurial.

Philippe explique dans son article que le poids d’une organisation peut desservir l’innovation (conflit des business models, conflit dans l’allocation des ressources, etc.). Il expose un très bon moyen de résoudre cela en isolant la nouvelle activité.

Mais Nestlé n’est pas la seule entreprise emblématique à avoir connu de grands succès grâce aux intrapreneurs.

Comme je l’écrivais en début d’article, l’équipe Macintosh dirigée par Steve Jobs fut une équipe d’intrapreneurs.

Que ce soit la messagerie Gmail de Google inventée par Paul Buchheit, le Post-it créé par le Dr Spencer ou encore la console Playstation créée par Ken Kutaragi, ces grands succès ont tous en commun un intrapreneur !

 

Dirigeants, responsables RH, managers, avec les intrapreneurs, adoptez la start-up attitude !

J’espère vous avoir convaincu qu’il vous faut des intrapreneurs pour rendre votre entreprise plus agile, plus innovante et donc plus performante.

Rencontrons-nous pour révéler vos intrapreneurs !